EXPRESSION LIBRE

NDA privé de parole à l’Assemblée Nationale !



Alors que l'intervention de l'armée française en Libye est débattue ce mardi à l'Assemblée Nationale, le président Bernard Accoyer a fait savoir que les députés non-inscrits seraient privés de temps de parole dans l'Hémicycle.

Les questions de politique internationale et les affaires européennes sont d'ailleurs les seuls domaines pour lesquels les députés non-inscrits n'ont pas le droit de s'exprimer, puisqu'aucun temps de parole ne leur est alloué par Bernard Accoyer.
Il s'agit d'une atteinte grave à la Constitution française, qui porte atteinte au caractère représentatif du mandat de député.

Alors que le clivage gauche droite s'estompe chaque jour un peu, Bernard Accoyer ne prend même plus la peine de cacher la nature de la véritable ligne de fracture politique qui oppose les mondialistes atlantistes aux patriotes républicains.
Ainsi, l'UMP comme le PS ont déjà annoncé que leurs députés voteraient ensemble pour la prolongation de cette opération militaire sous pavillon de l'OTAN.

Nicolas Dupont-Aignan demande donc solennellement au président de l'Assemblée Nationale de donner la possibilité aux non-inscrits de faire entendre une parole libre.
Il en va de l'honneur de notre démocratie malade en cette veille de 14 juillet, alors que des millions de Français désapprouvant l'opération française en Libye ne seront représentés au Palais Bourbon que par le Parti Communiste français.
Nicolas Dupont-Aignan,

Député de l'Essonne et président de Debout la République


Libye/Assemblée : des députés protestent contre les conditions du débat

PARIS, 12 juillet 2011 (AFP) - Plusieurs députés, dont Nicolas Dupont-Aignan, ont protesté mardi contre les conditions du débat sur l'intervention française en Libye à l'Assemblée nationale, et notamment contre l'impossibilité pour les députés de s'exprimer individuellement. Des députés, désignés par chaque groupe politique constitué, ont pu s'exprimer pendant le débat, mais les députés ne pouvaient pas prendre la parole à titre individuel, et les neuf députés non inscrits n'ont donc pu s'exprimer.
Nicolas Dupont-Aignan, élu non inscrit de l'Essonne, a rappelé qu'"à chaque débat dans cet hémicycle, les députés (...) qui n'appartiennent à aucun groupe ont un temps de parole de cinq minutes". Or, déplore t-il, "comme par hasard, quand il s'agit de discuter [...] de la question de la Libye, le temps de parole des non inscrits est supprimé". "C'est indigne de notre hémicycle, nous sommes élus comme les autres, nous représentons autant que chacun notre peuple", s'est-il exclamé. Par la suite, dans l'hémicycle, le député de l'Essonne s'est bâillonné d'une ceinture tricolore le temps de l'intervention de François Fillon.

Quelques instants auparavant, l'UMP Jacques Myard avait été le premier à demander un rappel au règlement pour lui aussi "protester sur l'organisation de ce débat où les députés ne peuvent pas s'exprimer individuellement", même s'il a affirmé apporter par ailleurs son soutien à l'intervention en Libye. Dans un communiqué, le président de l'Assemblée nationale Bernard Accoyer a répondu qu'il était "de tradition constante dans notre Assemblée, pour les grands débats organisés en application d'une disposition constitutionnelle, que la Conférence des présidents limite les interventions à un orateur par groupe". "Cela exclut, a-t-il ajouté, les interventions individuelles comme le sont nécessairement celles des non inscrits". M. Accoyer a par ailleurs "regretté les manifestations intempestives de certains députés au cours du débat dans l'hémicycle", dans une allusion à une pancarte brandie par le député GDR du Rhône André Gérin sur laquelle figurait l'inscription "Guerre alibye".

jeudi 14 juillet 2011


17/07/2011
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