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14 Juillet : plus de 200 voitures incendiées en petite couronne,malgré l’Omerta sur les chiffres



14 Juillet : plus de 200 voitures incendiées en petite couronne,malgré l'Omerta sur les chiffres


A l'instar de son prédécesseur Brice Hortefeux, le ministre de l'intérieur, Claude Guéant, a décidé de ne pas rendre public le nombre de voitures brûlées durant les deux nuits entre le 13 et le 15 juillet. Toutefois, Le Monde a eu connaissance du nombre de véhicules incendiés pendant ces deux nuits dans les trois départements de la petite couronne parisienne.



Avec un total de 214, ce chiffre présente une hausse sensible par rapport à 2010, où, dans ces mêmes départements, 197 véhicules avaient été la cible des incendiaires. La nuit la plus chaude a été celle du 13 au 14 juillet avec 149 voitures brûlées dans les trois départements des Hauts-de-Seine, de la Seine-Saint-Denis et du Val-de-Marne. Le nombre le plus élevé étant enregistré en Seine-Saint-Denis, avec 61 sinistres recensés pour la seule nuit du 13 au 14 juillet.

Par ailleurs, la préfecture de police (PP) qui en matière de sécurité publique a autorité sur la capitale et sur les trois départements limitrophes, a procédé à 545 interpellations au cours des deux nuits de festivités, dont 328 au cours de la première nuit, qui a occasionné 220 placements en garde à vue. C'est moins qu'il y a un an, puisque, en 2010, les fonctionnaires de la PP avaient placé en garde à vue 306 personnes parmi les 581 interpellées alors.

Pour le reste du territoire, les chiffres restent parcellaires. Ici et là, on a tout de même pu établir que dans la cité du Val-Fourré à Mantes-la-Jolie (Yvelines) une dizaine de voitures ont été incendiées, même chose à Creil et à Compiègne (Oise), ainsi que dans l'Essonne ou en Seine-et-Marne.

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Jusqu'en 2009, le ministère de l'intérieur se faisait un devoir de communiquer le nombre de voitures brûlées après la nuit de la Saint-Sylvestre et lors des célébrations du 14-Juillet, nombre considéré comme un indicateur de l'état de la délinquance en France. Estimant que cette transparence a pu susciter une sorte de compétition entre les incendiaires, le gouvernement a préféré surseoir afin d'éviter les surenchères. "l'opacité" du ministère de l'intérieur  permettrait de masquer "l'échec" et "l'incurie" du gouvernement sur le terrain de la sécurité.

Yves Bordenave


21/07/2011
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